Il y a 30 ans, le Québec entier plongeait dans le noir
T-shirt humoristique produit au lendemain de la panne électrique du 18 avril 1988 Photo : Radio-Canada
Où étiez-vous le 18 avril 1988 à 20 h 08? Une panne électrique généralisée paralysait le Québec et une partie du Nouveau-Brunswick. Retour sur cet événement embarrassant pour Hydro-Québec.
Le 19 avril 1988, lorsque Céline Galipeau prend l’antenne pour Première Édition, le bulletin du midi, la panne d’électricité n’est pas complètement résorbée. Des abonnés d’Hydro-Québec demeurent privés de courant dans la région de Montréal ainsi qu’à Sept-Îles, là où tout a commencé.
Muni d’une carte géographique du Québec, le journaliste Michel Morin explique la situation à l’animatrice. La veille, la panne a plongé 3 millions de personnes dans la noirceur. Un bris d’équipement sur la ligne de transport d’électricité entre Churchill Falls, au Labrador, et Manicouagan a fait flancher le réseau.
En principe, le réseau de distribution aura dû être remis en marche dans les deux heures suivant l’accident. Or, la centrale de Beauharnois, responsable de réagir dans de tels cas, a aussi fait faux bond.
Hydro-Québec fait son mea culpa et dit avoir été prise de court. Il faudra plus de cinq heures pour rétablir le service dans la majorité de la province.
Lorsque la panne survient, de nombreux Québécois suivent La Soirée du hockey à la télévision. Ils ne connaîtront pas l’issue du match entre les Canadiens de Montréal et les Bruins de Boston.
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Téléjournal, 19 avril 1988
C’est ce que relate le journaliste Claude Gervais au Téléjournal du 19 avril 1988.
D’autres anecdotes s’y ajoutent, dont celle d’un homme pris dans une cage d’ascenseur ou encore des usagers du métro de Montréal qui ont dû compléter leur trajet à la marche.
Le premier ministre Robert Bourassa a pour sa part terminé un discours dans la semi-obscurité, avant d’être assailli par les journalistes pour défendre la fiabilité du réseau d’électricité.
La panne électrique n’a pas épargné Radio-Canada. Le Téléjournal de 22 heures n’est pas diffusé ce soir-là. Les journalistes, déterminés à produire une émission spéciale, travaillent pourtant à la chandelle dans la salle de nouvelles de Montréal. À 1 h 45, toujours privés de courant, ils devront abandonner tout espoir de livrer l’information.
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